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Un beau projet pour ré-enchanter les Champs-Elysées

La plus belle avenue du monde aurait-elle perdu de sa grandeur et de son attractivité ?

Historiquement promenade piétonne appréciée des Parisiens, l’avenue s’est transformée durant la deuxième partie du 20ème siècle en une autoroute urbaine accueillant chaque jour quelques 64 000 véhicules qui sont source de pollution et de nuisances sonores. Sa très forte attractivité touristique a par ailleurs contribué à en chasser les Parisiens qui ont pour 94% d’entre eux une image négative de cette avenue (étude Ifop de février 2019).

 

Redorer la plus belle avenue du monde

Partant de ce constat, le Comité des Champs-Elysées a collaboré avec le cabinet d’architecte PCA-Stream pour imaginer un projet d’envergure visant à « réenchanter la plus belle avenue du monde ». Le réaménagement proposé fait la part belle aux piétons et aux végétaux en réduisant significativement la place de la voiture.

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Les idées et pistes de réflexion proposées sont nombreuses et enthousiasmantes. Nous en présentons quelques-unes ci-dessous :

  • Une diminution par deux du nombre de voies (de 4 à 2 voies par sens de circulation) combinée à une réduction supplémentaire de la chaussée aux heures des repas.
  • La piétonisation totale de l’avenue le week-end et éventuellement au mois d’août.
  • Un traitement différencié des trottoirs en fonction de leur ensoleillement avec un côté dédié aux terrasses et à la flânerie, l’autre aux mobilités douces (vélos, trottinettes, etc.).
  • La création d’une couronne piétonne autour de la place de l’Etoile qui pourrait accueillir une programmation d’événements récurrents : plage de l’Etoile en été, fleurs de l’Etoile au Printemps et patinoire géante de l’Etoile en hiver.
  • L’installation de terrasses ombragées sur l’avenue grâce à des voûtes d’arbres.
  • Le réaménagement et la redynamisation des jardins des Champs-Elysées qui s’étendent sur 15 hectares entre la Seine et l’Elysée mais sont largement méconnus et accueillent aujourd’hui vingt fois moins de promeneurs que le parc Monceau qui est pourtant deux fois plus petit.

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Un projet qui tombe à pic

La dernière rénovation majeure des Champs-Elysées date de plus de 20 ans. Elle consistait déjà en un rééquilibrage des espaces au profit des piétons (élargissement des trottoirs en supprimant les contre-allées). Depuis, l’image de l’avenue s’est dégradée et les Parisiens la considèrent « stressante », « artificielle » et « dangereuse » selon une étude menée par l’Ifop au mois de février 2019.

Dans la perspective des JO de 2024 à Paris et à un an des élections municipales, les Champs-Elysées – vitrine de la France – doivent redorer leur image et sont donc au cœur de toutes les attentions. De nombreuses initiatives ont ainsi été initiées au cours des dernières années avec l’instauration des dimanches piétons une fois par mois, la création de pistes cyclables, l’installation de nouvelles fontaines ou encore la restructuration de plusieurs immeubles de l’avenue par des sociétés foncières et l’arrivée récente de nouvelles enseignes prestigieuses.

Tout cela va bien sûr dans le bon sens mais il reste de nombreux progrès à faire auxquels le projet du Comité des Champs-Elysées ambitionne de répondre.

 

De nombreux experts de la mobilité et de l’urbanisme associés à la réflexion

Le processus de réflexion a mobilisé plusieurs experts de la mobilité et de l’urbanisme parmi lesquels différents acteurs de la data. Les dernières technologies numériques sont en effet des atouts majeurs pour les projets de réaménagement dans la mesure où elles permettent de mieux comprendre les usages des citoyens pour concevoir des lieux qui répondent à leurs attentes et besoins.

Wintics a ainsi été consulté pour proposer ses algorithmes de production de statistiques de trafic à partir des images de vidéo-protection. L’objectif est de permettre de factualiser les éléments de constat en matière de flux et de fréquentation de l’avenue.

A cet égard, Philippe Chiambaretta (fondateur et dirigeant de PCA-Stream) a mis en évidence le rôle de la data en annonçant que « la réduction du nombre de voies peut tout à fait être possible. En tout cas, ça se teste, ça se mesure assez rapidement grâce à la data et aux technologies modernes ».

 

A propos de Wintics

Wintics est une start-up spécialisée dans l’analyse d’images vidéo. Elle s’appuie sur les dernières innovations algorithmiques pour transformer les vidéos urbaines en indicateurs et statistiques précieux pour une gestion optimisée des villes.

Wintics réalise notamment des études de trafic de véhicules (voitures, camionnettes, camions, bus, vélos, trottinettes, etc.) et de piétons sur la base d’images vidéo pour mieux comprendre les flux de circulation en amont de travaux majeurs de réaménagement urbains.

 

Références

Comité des Champs-Elysées

PCA-STREAM

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Qu’est-ce qu’une smart city?

Les villes regroupent aujourd’hui 55% de la population mondiale. En 2050, l’ONU estime que cette part devrait dépasser les 2/3. Cette urbanisation rapide multiplie les défis sociaux, environnementaux et économiques pour des villes à l’importance grandissante.

De plus en plus, celles-ci adoptent de nouvelles approches dites « smart » afin de répondre intelligemment à ces enjeux, ce qui leur a valu la qualification de smart cities (ou villes intelligentes) apparue à la fin des années 2000.

 

Concrètement, qu’est-ce qu’une smart city ?

Une smart city est un territoire urbain qui s’appuie sur les nouvelles technologies pour améliorer la qualité de vie de ses citoyens.

L’émergence des smart cities est donc étroitement liée à l’accélération du numérique et à l’émergence de l’intelligence artificielle que l’on peut observer depuis une dizaine d’année.

En termes de technologies, une smart city se caractérise par un usage systématique de la donnée pour optimiser des comportements, des usages et des organisations. Cela suppose :

  • une collecte massive de données via des objets connectés (IoT), du crowdsourcing participatif (plateformes de remontées d’informations de la part des citoyens) ou l’acquisition de données issues d’applications mobiles
  • un traitement rigoureux de ces données afin d’en garantir la protection, l’anonymisation mais aussi l’exploitabilité
  • le développement d’algorithmes performants capables d’identifier les logiques sous-jacentes qui régissent les comportements reflétés dans les bases de données afin de mieux prévoir leur survenance
  • le développement d’interfaces ergonomiques afin de mettre à la disposition des différents usagers de la ville des informations qualifiées susceptibles de les guider dans leurs décisions

 

Quelles sont les champs d’application des smart cities ?

Dans la mesure où la finalité d’une smart city est d’améliorer la qualité de vie des citoyens, le concept est par définition très large et recouvre des sujets variés.

On peut citer différents objectifs d’une smart city : économiser les ressources (énergie, eau), améliorer les services aux habitants en les personnalisant et les individualisant, réduire les coûts de gestion de la ville, etc.

Ces objectifs recouvre des thématiques diverses parmi lesquelles :

  • la mobilité,
  • l’immobilier,
  • l’aménagement de l’espace urbain,
  • l’amélioration des services urbains,
  • la justice sociale,
  • la sécurité,
  • l’écologie,
  • etc

Chacune de ces thématiques regroupent elles-mêmes de nombreux sujets et de nombreux acteurs.

A titre d’exemple, la mobilité – qui est l’un des thèmes centraux de la smart city – recouvre des enjeux variés tels que : la fluidification des trajets des citoyens, la baisse de l’empreinte écologique des moyens de transports, la sécurisation des réseaux routiers, la fiabilisation des transports en communs, la mise à disposition d’informations voyageurs pertinentes, la facilitation du transport multi-modale, etc.

La mobilité est d’ailleurs emblématique de la diversité des entreprises que l’on retrouve dans l’écosystème de la smart city :

  • Pouvoirs publics
  • Opérateurs de transport (métro, bus, train, VTC, etc)
  • Constructeurs de moyens de transports (automobiles, bus, trains, etc)
  • Opérateurs de nouvelles mobilités (trottinettes électriques, vélos partagés, véhicules électriques partagés, etc)
  • Fabricants de capteurs et caméras (les fameux IoT) et d’équipements de signalisation
  • Développeurs d’applications mobiles pour l’information voyageur (on parle beaucoup de plateforme MaaS – Mobility as a Service – capable de vous informer et de vous faire voyager via n’importe quel moyen de transport)

La notion de smart city est donc vaste. Elle est de nature à modifier les logiques historiques de gestion urbaine. Elle redessine notamment le paysage des acteurs de la ville. Les géants du numérique (notamment Google) ainsi que des start-ups spécialisées dans l’exploitation des Big Data jouent un rôle grandissant dans ces villes. A cet égard, le choix de la municipalité de Toronto de confier à Sidewalks Labs (filiale de Google/Alphabet dédiée à l’urbanisme) l’aménagement de tout un quartier de la ville est éloquent. L’objectif annoncé d’un tel partenariat est de faire émerger un quartier high-tech en ligne avec les toutes dernières innovations en matière de smart city : voiture autonome, machine learning, internet ultra-rapide, objets connectés, capteurs, feux de circulation intelligents, etc.

 

Quelques exemples emblématiques d’initiatives de smart cities

Les salons professionnels dédiés à la Smart City se développent rapidement. Parmi eux, le Smart City World Congress de Barcelone fait office de figure de proue. Chaque année, ce salon décerne des prix aux villes ayant mené des stratégies smart cities ambitieuses.

Lors de l’édition 2018, sept villes ont été primées pour des projets transverses représentatifs de la diversité des initiatives smart cities, le premier prix ayant été décerné au projet « Smart Nation » de Singapour.

Ce programme est organisé autour de 5 piliers : identité digital des citoyens, systèmes de paiement électroniques, IoT, mobilité, social.

Parmi les nombreuses initiatives dans chacun des piliers, Singapour a lancé en 2016 un centre de test grandeur nature pour les véhicules autonomes avec la volonté de tester dès 2019 un service de bus autonomes en ville. Toujours dans la rubrique mobilité, un système de bus public à la demande est en phase de test depuis le mois de décembre 2018.

Pour plus d’infos : https://www.smartnation.sg/

On peut aussi noter la présence de la métropole de Dijon et son projet OnDijon parmi les lauréats du salon. Ce projet d’envergure a notamment l’objectif de créer un poste de pilotage unique permettant de gérer à distance la plupart des équipements urbains des 24 communes de la métropole (feux de circulation, éclairages, vidéo protection, services de voirie, etc) afin de faciliter la gestion de l’espace public et d’améliorer le cadre de vie des citoyens).

Pour découvrir tous les lauréats, visitez le site du Smart City Expo : http://www.smartcityexpo.com/en/awards

 

Wintics dans tout ça

Wintics est une start-up experte en intelligence artificielle qui développe des solutions algorithmiques de traitement d’images de vidéo-surveillance pour les smart cities. Ces solutions permettent de :

  • produire des statistiques de trafic précieuses pour le bon aménagement de l’espace public
  • analyser des flux de véhicules et de personnes pour comprendre comment la ville est utilisée par les citoyens
  • identifier des événements ou des comportements anormaux
  • sécuriser des infrastructures publiques
Wintics double laureat datacity

Wintics est double lauréat du programme DataCity

Dans le cadre de la troisième édition du programme DataCity, NUMA Paris et la Mairie de Paris ont révélé le 28 février 2018 le nom des 14 start-up sélectionnées pour participer à la construction de la ville de demain. Retenues parmi près de 300 candidatures, Wintics va travailler sur deux challenges :

  • Fiabiliser les données de trafic routier en Ile-de-France pour réduire la congestion
  • Accélérer l’implantation des bornes électriques en voirie tout en prenant en compte les besoins réels des usagers

Wintics est heureux de pouvoir mettre son expertise en Intelligence Artificielle et Data Science au service des enjeux urbains du futur.

 

Qu’est-ce que DataCity ?

Créé par NUMA et la Ville de Paris en 2015, DataCity est un programme d’innovation qui propose de mettre les nouvelles technologies au service des grands enjeux de la ville de demain : environnement, qualité de vie, mobilité, etc.

Pour cela, le programme met en relation des grands groupes et des start-up tech. Les grands groupes apportent leur expertise métier ainsi que des Big Data pertinentes tandis que les start-up apportent leur expertise technique afin de développer ensemble des solutions concrètes visant à améliorer la qualité de vie des Parisiens.

Pour cette troisième édition du programme, quatorze challenges ont été imaginés par Numa, la Mairie de Paris et les grands groupes. Ces challenges couvrent des domaines aussi variés que la mobilité, l’énergie, le réemploi, le développement économique local ou encore l’aménagement urbain.

Wintics, lauréat de deux challenges, travaillera sur des sujets de mobilité et d’aménagement de la ville pendant les deux mois de la phase d’expérimentation du programme qui débute le 8 mars. Cette phase a pour but de donner naissance à un prototype de produit testé sur une zone géographique restreinte. En cas de succès, ces solutions pourraient être déployées à plus grande échelle en Ile-de-France ou dans d’autres grandes villes.

 

A propos des deux challenges de Wintics

Fiabiliser les données de trafic routier pour réduire la congestion

Partenaires du challenge : DiRIF et SETEC

La DiRIF, qui assure la gestion des routes en Ile-de-France, est en charge de l’information des automobilistes sur l’état du trafic (ex : temps de trajet entre deux portes sur le périphérique). Pour cela, elle s’appuie sur des capteurs intégrés dans la chaussée qui comptent les véhicules et enregistrent leur vitesse afin d’en déduire une densité du trafic et des temps de trajets par tronçons.

Cette solution apporte des données précises, mais le parc de capteurs, qui ont été installés pour les premiers dans les années 80, est de moins en moins fonctionnel. “Selon nos estimations, renouveler l’intégralité du parc nous coûterait 40 millions d’euros”, affirme Romain Rémésy, chef de l’unité observatoire et ingénierie du trafic de la DiRIF.

La DiRIF cherche donc à remplacer cette approche historique par une nouvelle approche non plus fondée sur les données issues des capteurs mais plutôt sur des données GPS (appelées FCD pour Floating Car Data) issues des données de géolocalisation de certains automobilistes connectés.

Problème, les données FCD donnent seulement la vitesse moyenne du trafic, ce qui permet de déduire indirectement son intensité (une vitesse très lente indique des bouchons), mais pas de compter précisément le nombre de véhicules.

La DiRIF et SETEC ont donc sélectionné Wintics en tant que partenaire technique pour les aider à développer une solution algorithmique capable de déduire les nombre de voitures présents sur un tronçon à partir des vitesses moyennes FCD.

Pour cela, « Wintics va entrainer un algorithme sur la base de 18 mois de données historiques. Cet algorithme sera capable d’associer à une vitesse FCD moyenne et une configuration spécifique (par exemple jour, mois, année, type de voie, etc) une information de comptage fiable » souligne Lévi Viana, CTO de Wintics.

Si la méthode fonctionne avec une précision satisfaisante, elle permettra à la DiRIF de se débarrasser de la plupart de ses compteurs historiques tout en conservant une qualité de service optimale pour les automobilistes.

Wintics DataCity Prevision trafic

 

Accélérer l’implantation des bornes électriques en voirie tout en prenant en compte les besoins réels des usagers

Partenaires du challenge : ALD Automotive, Bouygues Energies & Services, Mairie de Paris et Sopra Steria

Afin de mieux répondre aux attentes des Parisiens, les acteurs de l’urbanisme souhaitent déployer massivement des bornes de recharge pour les véhicules électriques. Cela suppose de pouvoir identifier rapidement les emplacements les plus pertinents pour l’implantation de ces bornes au regard de deux types d’analyses : une analyse spatiale regroupant toutes les contraintes techniques (présence de réseaux d’électricité, de gaz, végétation, etc) et une analyse économique (potentiel d’utilisation des bornes selon le profil de la population avoisinante).

Ce travail est aujourd’hui très manuel et chronophage, constituant ainsi une barrière à un déploiement rapide des bornes. Wintics a été sélectionné pour automatiser les analyses techniques et économiques pour chaque place de stationnement.

« La combinaison de nos expertises techniques en Data Science, Data Engineering et analyse économique ainsi que nos expériences passées sur les enjeux d’aménagement des villes doit nous permettre de proposer à nos partenaires une solution clé en main capable de les aider dans leurs travaux de planification de l’installation des bornes de recharge » précise Matthias Houllier, co-fondateur de Wintics.

Wintics DataCity Implantation bornes electriques

 

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